Les Odeurs

Dans un milieu correctement oxygéné, les bactéries dégradent la matière organique en utilisant l'oxygène comme oxydant.
La dégradation complète aérobie ne crée pas de nuisances olfactives.

A l'inverse, la fermentation anaérobie, procuit une dégradation incomplète de la matière organique et de surcroit utilise un autre élément oxydant qui se trouve être le soufre. Sous l'effet de la décomposition de la matière organique en anaérobie, le gaz dégagé donne du H2S dont l'odeur la plus caractéristique est l'oeuf pourri.

Milieu aérobie (avec O2) :

Matière organique + O2 Donne CO2 (inodore) + H20
FERMENTATION AÉROBIE


Milieu anaérobie (sans O2) :

SO4-- Donne H2S (toxique, odeur d'oeuf pourri)
Matière organique Donne CO2 + CH4 (inflammable, odeur désagréable)
FERMENTATION ANAÉROBIE


Milieu riche en azote ammoniacal ou organique :

NH4+ dissous Donne dégagement d'NH3 (toxique pour le poisson)
(déclassement des rivières)
REACTION CHIMIQUE


LA NUISSANCE DES ODEURS

Les odeurs qualifiées de septiques sont le résultat d'opérations biologiques qui se produisent en l'absence d'oxygène libre ou combiné sous certaines formes ammoniacales.
Les bactéries sulfato-réductrices sont le fait de cette nuisance.
En l'absence d'oxygène, l'accepteur (hydrogène provenant de la substance à oxyder) sera un atome de C,N ou S.

Les produits finaux ne seront pas forcément odorants mais certaines substances organiques le sont.
Par ailleurs, il convient de ne pas oublier que de nombreux micro-organismes aérobies sont incapables d'utiliser l'oxygène combiné.
Néanmoins, les bactéries mutées en captant tous les atomes d'oxygène possibles parviennent à stopper les sulfures.

ODEURS DE CARACTERE ORGANIQUE

De très nombreux types de fermentations conduisent à la production d'acides gras volatils, d'alcools et cétones, fermentation des glucides, des protéines et acides aminés, rupture des graisses d'amines, fermentation des protéines, de composés organiques du soufre, décomposition des acides aminés.
Les mauvaises odeurs proviennent des dégradations incomplètes par des bactéries anaérobies.


On constate l'effet du pH :

• A pH 7 : il y a 50 % de sulfures totaux sous forme H2S
• A pH 9 : il y a 100 % de sulfure totaux sous forme H2S.
Le dégagement d'H2S gazeux est donc directement fonction du pH et il y a le moyen de bloquer l'émission (piégeage sous forme S2-) par le carbonate de calcium.


traitement effluents, envasement, eutrophisation
Une réalisation de l'Agence DLG